Soutenir l'association de la Jacopière contre le projet de la Zone industrielle à Sucé sur Erdre et St Mars du désert

La CCEG souhaite réaliser une zone industrielle de 65 hectares sur le site de la Jacopière.

La zone de la Jacopière est constituée de bois de chênes propres à la sylviculture, de prairies exploitées par des agriculteurs et de petites parcelles constituant un bocage indispensable à l'équilibre écologique pour à la fois absorber le CO2 que le trafic routier intense de la RD 178 génère quotidiennement. La communauté de communes « Erdre et Gesvres » s’apprête à minéraliser et à construire sur tout le bassin versant des marais de Logné et de l’Ertaudière. Les périodes successives avec abondance d’eau pluviale suivies de périodes de sécheresse vont créer le lessivage puis l’assèchement des marais. La flore et la faune propres à ces habitats remarquables sont vouées à disparaître.

En gestation depuis plusieurs décennies, cette Zone Industrielle de la Jacopière est la conséquence du rejet d'une zone artisanale prévue initialement sur un autre site de la commune de Sucé sur Erdre. Les riverains de l'époque s'y sont farouchement opposés, proposant le site de la Jacopière en substitution. En déplaçant les nuisances chez les autres, elles deviennent moins gênantes...

La zone de la Jacopière est constituée de bois de chênes propres à la sylviculture, de prairies exploitées par des agriculteurs et de petites parcelles constituant un bocage indispensable à l'équilibre écologique pour à la fois absorber le CO2 que le trafic routier intense de la RD 178 génère quotidiennement. La communauté de communes « Erdre et Gesvres » s’apprête à minéraliser et à construire sur tout le bassin versant des marais de Logné et de l’Ertaudière. Les périodes successives avec abondance d’eau pluviale suivies de périodes de sécheresse vont créer le lessivage puis l’assèchement des marais. La flore et la faune propres à ces habitats remarquables sont vouées à disparaître.

(Les marais de la boire de Logné sont protégés par arrêté du 16 février 1987 modifié le 22 mai 1996 pour l’exploitation de la tourbe blonde ; ils sont classés en zone « natura 2000 ». La tourbière de Logné représente la dernière tourbière active de plaine du sud-ouest de l’Europe).

Les refuges des gros gibiers comme les cervidés se composent principalement de forêts et de marais, la ZAC construite ce sont d’importants lieux de passage qui seront détruits.

Les forêts du Perray et du Bois Mellet, le bocage de la zone de la Jacopière, les marais de Logné et de l’Ertaudiere constituent un écosystème qui régule, filtre les eaux vers l’Erdre. Y porter gravement atteinte va indéniablement avoir des effets néfastes sur la qualité des eaux d’une rivière sujette déjà à de multiples pollutions.

Les médias nous rappellent quotidiennement que des terres agricoles disparaissent à équivalence d'un terrain de football, tous les jours pour divers projets industriels, commerciaux ou d'habitat (Dans ce cas il s’agirait donc d’un ensemble de 60 terrains qui serait urbanisé).Constat alarmant qui ne semble pas toujours émouvoir nos élus.

Est-il bien nécessaire de rayer soixante-cinq hectares de nature indispensable, au profit d'une zone industrielle sachant d’une part qu'à quelques kilomètres d’importantes friches industrielles ne demandent qu'à être réhabilitées ; d’autre part que des zones artisanales de proximité récentes disposent d'emplacements disponibles, pouvant créer les emplois souhaités ? Pour cela, il faut une vision à long terme et dépasser l'esprit de clocher.

L'argument qui consiste à dire que réhabiliter coûte plus cher que de casser une nature établie depuis plusieurs décennies est dangereux car en cas d'erreur il ne sera pas possible de reconstituer ce qui aura été détruit.

Hypothétiquement le nombre de cinq cents emplois créés est avancé sans pour autant le justifier. Pour les porteurs du projet ces créations d'emplois permettront un allègement du trafic routier RD 178, ce qui représentera peu en comparaison des 11 000 véhicules/jour. actuels. Cette zone économique va créer un important trafic sur toutes les petites routes qui relient les communes situées sur un axe’Est - Ouest. et pourtant aucune de ces routes communales, aucun de ces bourgs ne sont capable de recevoir un trafic de poids lourd.

Certains discours d’élus qui se veulent rassurant ont du mal à faire oublier tous les désagréments qu’une toute petite zone artisanale, déjà existante, située à La Ceriseraie (village au nord du projet de la ZAC de La Jacopière) engendre sur le village de La Jacopière (inondations, pollutions persistantes…).

La préservation de notre environnement est un enjeu essentiel pour notre bien-être, celui de nos enfants et des générations futures.

L’association pour la défense du cadre de vie et de l’environnement à la Jacopière (communes de Saint Mars du Désert et de Sucé sur >Erdre) demande fermement à ce que ce projet de zone économique soit reconsidéré.

Il ne s'agit pas de s'opposer au progrès mais de respecter la nature. Soyons vigilants car la terre continuera de tourner même s'il n'y a plus d'hommes dessus...

Association pour la défense du cadre de vie et de l’environnement à La Jacopière

communes de Sucé sur Erdre et de Saint Mars du Désert

contact : association.jacopière@gmail.com

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